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Le deuil à Paris

Le deuil désigne donc à la fois le fait de perdre un être cher et la réaction à cette perte.

le deuil.pngAinsi perdre l’appétit ou le sommeil, être submergé(e) par une tristesse indicible, ne plus avoir le goût de vivre, s’isoler socialement, rechercher des traces de l’être aimé en tout lieu sont autant de symptômes normaux dans les premiers temps du deuil.

Cette réaction se caractérise par un affect douloureux, une suspension d’intérêt pour l’extérieur, une inhibition. C’est Freud le premier qui a tenté de définir la mélancolie en la distinguant du deuil dans son célèbre texte « Deuil et Mélancolie » (1915). Ainsi le deuil est « une réaction à la perte d’une personne aimée ou d’une abstraction mise à la place, la patrie la liberté, un idéal ».


La douleur du deuil s’occasionne au moment du travail de deuil, déclenché quand l’épreuve de la réalité, le quotidien montre que la personne aimée n’existe plus. Pourtant cesse-t-on de chérir une personne parce qu’elle n’est plus ? Faire ce travail de deuil, exigeant, éreintant, douloureux qui tel le ressac de la mer vous mène dans des montagnes russes émotionnelles, ce n’est pas oublier l’être aimé. C’est entretenir une relation différente au défunt, en soi.  

Situations rendant plus fragile :
  • Perte d’un être cher (parent, enfant)
  • Fausse couche, IVG, IMG
  • Accompagnement de fin de vie à domicile ou à l’hôpital
  • Monoparentalité
 
SUIVI DE DEUIL INDIVIDUEL

Forte de mon expérience en soins palliatifs, je reçois, pour des suivis de deuil individuel, les personnes endeuillées. Selon la subjectivité de chacun, en fonction de la particularité des circonstances dues au décès (traumatique par exemple) (maladie grave, accident, suicide) mais aussi en fonction de la nature des liens qui unissaient le sujet et son proche, le suivi se déroulera sur une période allant de quelques semaines à quelques mois.

Dans ce moment très particulier qui suit le décès de l’être cher, l’inconscient est plus que jamais à fleur de peau. Ce moment fort permet, à mon sens, un détissage de certains nœuds ancestraux. La question du transgénérationnel est alors au cœur de mon écoute clinique.
 
GROUPE DE PAROLE DEUIL

Parler avec d’autres personnes qui vivent également un deuil est très porteur. Je propose un soutien pour les personnes en deuil sous la forme d'un groupe de parole au sein de mon cabinet.

Ce groupe permet de partager avec d’autres sa souffrance au cœur du deuil, de partager avec d’autres sa souffrance, ses impasses, les étapes douloureuses qui jalonnent le deuil en cours. La verbalisation d’affects douloureux avec d’autres personnes en souffrance permet de parer à la solitude inévitable qui suit la première période de condoléances et de présence familiale. Ensuite, il faudrait « réapprendre à vivre normalement » ce qui évidemment n’est pas aisé dans une société ou la mort est taboue, ou être veuve ou veuf fait fantasmatiquement peur à l’autre, ou perdre un ami de son âge ramène à sa propre finitude.